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#1 15-04-2017 16:37:09

Djillali
Membre
Lieu: algerie
Date d'inscription: 01-12-2016
Messages: 64

Soliloque.

Je suis là.
Là, assis à ma table de travail.
Il est 20 h 42 mn.

Mon bureau est une " chose " hétéroclite ,un mélange de verre et d'acier résistant à tout .
ll a assisté stoïque et participé à tout mes déménagements.
Il a même résisté au séisme de 2003.
C'est vous dire.
Ho, ce n'est pas une antiquité mais je l'aime bien.
Le froid de son acier allié à la transparence du verre qui le recouvre se marient très bien et n'agressent pas l’œil du pointilleux que je suis.

Sur ce bureau se côtoient pèle-mêle en capharnaüm étudié me dit ma fille aînée qui a essayé à plusieurs reprises d'y mettre de l'ordre sans résultats probants car la tête de mule que je me targuais d’être, à mon corps défendant,remettait tout en son état premier:
Presse-papier, mouchoirs en boite pour palier aux aléas des rhumes répétés que cet hiver et ce début de printemps m'ont très gentiment proposés comme compagnons d'infortune.

Plus loin,un démo internet, clignotant de lumières multicolore de la 4G dont la connexion me fait des misères.
Pour un giga qui coûte les yeux hors du porte-feuille.
A ma droite, une petite veilleuse artisanale en cuivre ajouré offerte par une personne que j’apprécie beaucoup et que j'aime énormément de surcroît. .
Parce qu'elle mérite des attentions très très particulières.

Un bloc-note, un taille crayon-moulin en bakélite noire, presque aussi vieux que moi, dernier vestige professionnel qui orna mon bureau scolaire une trentaine d'année durant et que j'ai pris le liberté d'emporter à mon départ en retraite avec la bénédiction de mon remplaçant.
Quelques crayons noirs bien taillés, un stylo une paire de ciseaux, un coupe-ongles en inox que j'utilise rarement.
Ma femme me tirerait les oreilles car je saloperais son tapis s'exclame-t-elle les yeux brillants à chaque fois.

Un appareil anti-moustique pas alimenté, à coté duquel une petite brosse bleue et carrée en forme de pinceau à étaler de la peinture qui me sert à épousseter les touche d'un clavier qui a en vu d'autres .
Une tasse dont le café froid est là depuis la veille.
C'est pourtant du pur arabica .
Mais il est vrai aussi que je ne suis plus grand amateur de café.
Pas amateur depuis que j'ai cessé de fumer.
Car un bon café se déguste mieux accompagnant une cigarette.
Mais ça, c'est de la vieille histoire d'un temps qui fut.

Au centre du bureau préside mon PC.
Un PC que je viens de réparer.
Le disque dur ayant grillé sous les assauts répétés des virus que m'ont gracieusement envoyé des amis très malintentionnés.
Qui parait-il , me voulaient du bien.
Une souris, qui ne sourit jamais, fait de l’œil grimaçant à ma paire de lunettes de rechange .
Il me semble que ces deux là ne s'aiment pas beaucoup.
Allez savoir pourquoi.

Un  pc dans lequel toutes mes publications textes ou autres naissent, jours après jours .
Il est magnifique mon PC.
Magnifique de patience et de générosité .
Combien d’écrits m'a-t-il vu effacer ?
Combien de fois m'a-t-il supporté quand délirant je m'amusais à écrire une ânerie qui tardait tant à prendre forme tant et si bien que je disjonctais en total accord de mon gré courroucé , par manque d'inspiration ?
Cette ennemie impudique de tout créateur.

Sur le mur d'en face,pas loin d'une fenêtre toujours entrouverte car donnant sur la mer, trône impérial , dans son cadre en verre, une femme Touareg majestueuse, sortie de l'imaginaire d'un artiste du sud qui exécuta son tableau à la main, en noir et blanc ,encre de chine valorisée pour un contraste époustouflant cultivé " dans l'attente d'une couleur qui tarde à venir " dit l'artiste toujours à ceux qui lui achètent une oeuvre..
Ce tableau ne quitte jamais ma sphère d’évolution quotidienne.
Il m'a été offert par un ami très cher qui l'a acquis auprès de monsieur "" L'Art-triste "' en personne.
Et daté et dédicacé, SVP.

Le téléphone portable qui tient compagnie au démo 4g est un appareil très ancien, si ancien que la date qu'il affiche s’arrête à l'année 2015.
C'est un vieux machin que j'ai repris pour palier momentanément mon téléphone habituel défectueux qui se languit chez le réparateur depuis 10 jours.
Faute de pièces, me dit-il .
Comme quoi un malheur ne vient jamais seul.

Je suis là, las à écrire ces mots que vous avez sous les yeux.
La fatigue peint ce texte de reflets ternes et peu motivants.
A se demander si le lecteur aura le courage de terminer, de parcourir ces lignes jusqu'à la fin.
Des lignes qui ne brillent par rien.
Et qui sont issues des fragrances débridées d'une inspiration peu généreuse, ce soir.

Une inspiration qui s’étonne quand même, malgré son maigre apport , de la longueur du texte proposé.
Je m’arrête ici.
Il est des moment où il vaut mieux ne pas trop insister.

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